Le Hamas a confirmé, vendredi 31 juillet 2026, avoir accepté un accord prévoyant son désarmement à Gaza et un retrait israélien progressif. C’est la deuxième phase du plan américain censé mettre fin à la guerre. Le texte, présenté par le « Conseil de la paix », fixe des délais précis — un inventaire des armes en 14 jours, une démilitarisation étalée sur 200 à 300 jours. Mais Israël ne l’a pas approuvé publiquement, et le principal désaccord porte sur l’ordre des étapes. Voici ce que dit le texte, ce qu’il ne règle pas, et la position française.
- ▸Le Hamas confirme le 31 juillet accepter un accord sur son désarmement et un retrait israélien par phases.
- ▸Le calendrier : inventaire des armes en 14 jours, démilitarisation visée sur 200 à 300 jours.
- ▸Une force internationale de stabilisation d’environ 5 000 personnels et un comité palestinien technocratique doivent encadrer la transition.
- ▸Israël n’a pas confirmé publiquement son acceptation ; un ministre israélien a jugé le texte « inacceptable ».
Ce que prévoit l’accord, point par point #
L’annonce est venue du « Conseil de la paix » (Board of Peace), la structure mise en place dans le cadre du plan américain, après une négociation conduite par les médiateurs égyptien, qatari, turc et américain. Le Hamas en a confirmé l’acceptation le vendredi 31 juillet 2026. Selon TIME France, la feuille de route compte 15 points.
Sur le volet armement, le texte fixe des étapes datées. Un inventaire des armes doit être établi sous 14 jours. Un comité national palestinien est chargé d’en superviser le recensement et le stockage, avec une clause explicite : aucun transfert d’armes vers Israël ni vers une partie non palestinienne. Sont visés l’armement lourd, les sites militaires, les dépôts et les tunnels. L’horizon annoncé pour la démilitarisation complète est de 200 à 300 jours.
Le retrait israélien, lui, est décrit comme progressif et conditionné : les forces israéliennes se replieraient sur des lignes désignées « au rythme de la vérification » du désarmement.
« Le Hamas conditionne son désarmement au retrait israélien ; Israël exige le désarmement d’abord. Tout le reste de l’accord est daté au jour près — sauf ce point-là. »— France Actu
Qui administrerait Gaza pendant la transition #
L’accord prévoit une architecture institutionnelle à plusieurs étages, qui est sans doute l’élément le moins commenté et le plus déterminant.
Un Comité national pour l’administration de Gaza, présenté comme technocratique et sans le Hamas, prendrait en charge la vie quotidienne du territoire. La sécurité serait assurée par une nouvelle police palestinienne, elle-même appuyée par une force internationale de stabilisation d’environ 5 000 personnels placée sous la supervision d’un général américain. Une commission internationale de vérification contrôlerait l’application du désarmement.
Au-dessus, le Conseil de la paix s’est doté d’un bureau exécutif fondateur de sept membres, parmi lesquels Tony Blair, Jared Kushner et Marco Rubio, d’un bureau exécutif consacré à la reconstruction et d’un comité d’administration civile.
Le point de blocage : qui bouge en premier #
C’est le nœud, et il n’est pas tranché par le texte. Le Hamas conditionne son désarmement au retrait préalable de l’armée israélienne. Israël exige que le mouvement dépose d’abord les armes. Les deux positions sont publiques et inchangées.
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Du côté du Hamas, Ghazi Hamad a déclaré que la mise en œuvre dépendait du respect par Israël de ses engagements. Du côté israélien, aucune confirmation publique d’acceptation n’avait été apportée à la date du 31 juillet, et un ministre issu de l’extrême droite de la coalition a qualifié l’accord d’« inacceptable ».
À Gaza même, les réactions rapportées par la presse internationale mêlent espoir et scepticisme, nourri par le sort d’accords antérieurs. Neuf mois après l’annonce d’un cessez-le-feu, les organisations onusiennes décrivent une population toujours confinée dans une zone restreinte.
Vu de France : une position en quatre piliers #
La diplomatie française a salué l’accord. Sa ligne, telle qu’elle est formulée par le Quai d’Orsay, tient en quatre conditions présentées comme indissociables : le désarmement du Hamas, le retrait progressif des forces israéliennes, l’installation d’une gouvernance palestinienne crédible et un renforcement de l’aide humanitaire.
Ce que cela change concrètement pour un lecteur français, à ce stade : rien d’immédiat. Le texte est un cadre, pas une application. Sa mise en œuvre dépend d’un désaccord de séquencement non résolu, et la composition détaillée de la force internationale de stabilisation n’a pas été rendue publique.
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Cet article rapporte des faits et des déclarations sourcés, sans prise de position. Les qualifications employées sont celles de leurs auteurs.
Sources #
Informations recoupées sur des médias internationaux de référence :
- ✓France 24 — « Le Hamas confirme un accord sur son désarmement à Gaza, un ministre israélien le juge inacceptable » (31 juillet 2026)
- ✓Al Jazeera — « Gaza Board of Peace announces Hamas disarmament agreement: What we know »
- ✓franceinfo — ce que l’on sait de l’accord sur le désarmement et le retrait des troupes israéliennes
- ✓La Presse — « Le Hamas confirme un accord sur son désarmement »
- ✓TIME France — le détail de la feuille de route en 15 points
