Un violent incendie s’est déclaré vendredi 4 septembre 2026 vers 21 heures dans l’usine de boulangerie industrielle Poulaillon de Saint-Loup-sur-Semouse, en Haute-Saône, détruisant entièrement le bâtiment de production ; une soixantaine de sapeurs-pompiers ont lutté toute la nuit, un pompier a été blessé et une trentaine de salariés se retrouvent sans outil de travail.
Vendredi soir, dans la zone d’activités de la Combeauté à Saint-Loup-sur-Semouse, la soirée d’un début de week-end a basculé en quelques minutes. Des riverains aperçoivent un épais panache de fumée, donnent l’alerte, et très vite la nouvelle tombe : l’usine de Poulaillon, implantée depuis environ vingt-cinq ans sur la commune selon son maire, est en flammes. Les salariés, eux, ne sont plus sur place, partis vers 16 heures, mais se retrouvent dès le lendemain face à une réalité brutale : leur outil de travail n’existe plus.
Au-delà des images de nuit rougeoyante et de structure métallique effondrée, une question domine désormais : que va devenir cette trentaine de salariés dont l’activité s’est arrêtée net, alors que l’usine préparait déjà les fêtes de fin d’année ?
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En bref #
- Le feu s’est déclaré vers 21 heures, vendredi 4 septembre 2026, dans la zone d’activités de la Combeauté à Saint-Loup-sur-Semouse.
- Le bâtiment de production, environ 2 500 m² selon le SDIS 70, a été entièrement détruit et sa structure métallique s’est effondrée.
- Une soixantaine de sapeurs-pompiers ont été engagés ; un pompier a été blessé et transporté à l’hôpital de Vesoul, selon le CODIS 70.
- Une trentaine de salariés se retrouvent dans l’incertitude ; le groupe Poulaillon veut les réaffecter, notamment sur son site alsacien de Wittelsheim.
Le déroulé de la nuit : un feu repéré par des riverains #
Le départ de feu est signalé peu avant 21 heures, vendredi 4 septembre, selon le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Haute-Saône cité par ICI Besançon. L’incendie se déclare sur le site de boulangerie-pâtisserie industrielle Poulaillon, implanté dans la zone d’activités de la Combeauté. L’alerte ne vient pas de l’intérieur de l’usine : des habitants repèrent un épais dégagement de fumée et contactent les secours, rapportent L’Est Républicain et La Presse de Vesoul.
La journée de travail est déjà terminée, les salariés ont quitté le site vers 16 heures. Aucun d’entre eux n’est donc présent lorsque les premières flammes sont repérées. Ce point change tout dans le bilan : pas de salarié blessé, pas de riverain touché — mais une intervention longue et éprouvante pour les équipes de secours.
Sur place, les sapeurs-pompiers montent progressivement en puissance. Vers 23 heures, le SDIS 70 comptabilise 59 soldats du feu mobilisés, soit une soixantaine de pompiers engagés au total dans la nuit. Leur priorité est claire : contenir l’incendie dans le périmètre de l’usine et éviter qu’il ne s’étende aux bâtiments voisins de la zone d’activités. L’extinction se poursuit toute la nuit, sur un bâtiment déjà largement embrasé. Un sapeur-pompier est blessé pendant l’intervention et transporté à l’hôpital de Vesoul, précise le CODIS 70.
Un bâtiment entièrement détruit #
Samedi matin, au lever du jour, l’ampleur des dégâts apparaît nettement. Le bâtiment de production de Poulaillon, d’environ 2 500 m² selon le SDIS 70, n’est plus qu’une carcasse éventrée. La structure métallique a cédé, le bardage en tôle s’est effondré sous l’intensité du feu. Le maire de Saint-Loup-sur-Semouse, Thierry Bordot, dresse un constat sans détour : « L’ensemble du bâtiment a été détruit ». L’appareil de production est intégralement détruit et l’activité est stoppée net.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Départ de feu | Vers 21 h, vendredi 4 septembre 2026 |
| Lieu | Usine Poulaillon, zone d’activités de la Combeauté, Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) |
| Surface du bâtiment | 2 500 m² de bâtiment de production, entièrement détruit (SDIS 70) |
| Pompiers engagés | Une soixantaine, dont 59 sur place vers 23 h |
| Bilan humain | Aucune victime parmi les salariés et riverains ; un pompier blessé, hospitalisé à Vesoul |
| Salariés concernés | Une trentaine, partis du site vers 16 h vendredi |
Les secours restent présents sur le site samedi matin. Le feu est maîtrisé, mais le bâtiment reste sous surveillance avant les opérations de déblai. Les sapeurs-pompiers ont puisé d’importantes quantités d’eau, notamment dans les étangs situés à proximité. Selon le maire, interrogé samedi matin, aucune pollution n’a été constatée à ce stade.
Une trentaine de salariés dans l’incertitude #
Au centre de ce sinistre, il y a une trentaine de personnes qui, vendredi à 16 heures, se sont séparées en se souhaitant un bon week-end. Quelques heures plus tard, leur lieu de travail n’existait plus. Samedi matin, certaines sont revenues sur place pour constater les dégâts, comme Béatrice Gaspar, salariée du site, qui témoigne au micro de France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
« On s’est quittés vers 16h, on s’est souhaités un bon weekend à tous, et malheureusement l’usine n’est plus là. […] C’est beaucoup de chagrin de voir ça, c’est horrible. »
Béatrice Gaspar, salariée de l’usine Poulaillon, à France 3, samedi 5 septembre 2026.
En pratique, ces salariés se retrouvent sans activité, l’appareil de production étant détruit : ICI Besançon évoque environ 30 personnes en chômage technique. Le groupe Poulaillon affirme toutefois vouloir l’éviter autant que possible. Son fondateur, Paul Poulaillon, présent sur place samedi matin, l’a dit à France 3 : « Notre personnel, on espère, viendra travailler quatre jours par semaine en Alsace sur le site de Wittelsheim ».
Le maire Thierry Bordot insiste sur la dimension sociale de l’événement : « Le propriétaire Monsieur Poulaillon s’engage à permettre au personnel d’avoir une activité malgré tout dans son groupe », et rappelle que « c’est toujours un drame social quand ce genre d’accident arrive ». L’usine était présente depuis environ 25 ans sur la commune, selon lui. La perspective d’un déplacement de l’activité vers l’Alsace pose des questions très concrètes pour ces familles : trajets, organisation du quotidien, ancrage local.
Ce que produisait le site et ce que pèse le groupe #
Selon le site internet de Poulaillon, cité par ICI Besançon, l’usine de Saint-Loup-sur-Semouse produisait des apéritifs surgelés, des macarons et des brioches. Une salariée précise à France 3 que l’équipe préparait déjà les fêtes de fin d’année : « On préparait les fêtes avec des miches surprises, des macarons, des pains campagnards ». Le site produisait pour le groupe, mais aussi pour des grandes surfaces.
Le groupe Poulaillon est une entreprise familiale alsacienne, contrôlée majoritairement par la famille Poulaillon, dont le siège est à Wittelsheim, dans le Haut-Rhin. La marque est notamment connue pour la Moricette, son petit pain de type bretzel. Le groupe est implanté en Alsace et en Franche-Comté, où il compte trois sites, selon France 3 :
- Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) : l’usine de boulangerie-pâtisserie industrielle détruite par l’incendie ;
- Saint-Vit (Doubs) : un autre site de production du groupe ;
- Velleminfroy (Haute-Saône) : le site d’embouteillage de l’eau minérale Velleminfroy, dont le dirigeant du groupe est aussi à la tête.
Ce maillage donne au groupe une capacité de réaction, notamment en transférant une partie de l’activité vers Wittelsheim. Mais pour Saint-Loup-sur-Semouse, la perte de cette unité industrielle pèse lourd sur l’emploi local, dans un département déjà endeuillé cette semaine par le drame familial de Gy.
La cause reste à déterminer #
L’origine du sinistre reste pour l’heure inconnue, indiquent L’Est Républicain, les DNA et La Presse de Vesoul. Aucune hypothèse officielle n’a été avancée à ce stade, et aucune cause ne peut donc être affirmée. Les seules certitudes concernent la chronologie — un départ de feu vers 21 heures, dans une usine vide de ses salariés — et la destruction complète du bâtiment. La priorité, samedi, restait la surveillance et la sécurisation du site avant le déblai.
À retenir #
Ce sinistre prive d’un coup une commune de Haute-Saône d’un site de production de 2 500 m² implanté depuis environ 25 ans, tourné vers des spécialités de boulangerie-pâtisserie destinées aux fêtes et aux grandes surfaces. Il touche une trentaine de salariés, désormais sans outil de travail, pour lesquels le groupe Poulaillon annonce une volonté de réaffectation, notamment à Wittelsheim, quatre jours par semaine.
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L’intervention a mobilisé une soixantaine de sapeurs-pompiers durant toute la nuit ; un pompier a été blessé et transporté à l’hôpital de Vesoul. Le feu est maîtrisé, le site reste sous surveillance et l’origine du sinistre n’est pas encore déterminée. « L’ensemble du bâtiment a été détruit », « c’est toujours un drame social » : les mots du maire résument la double dimension, industrielle et humaine, de cet incendie.
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FAQ – Questions fréquentes sur l’incendie de l’usine Poulaillon #
Y a-t-il des victimes ?
Aucune victime n’est à déplorer parmi les salariés ni parmi les riverains : la journée de travail était terminée et les salariés avaient quitté le site vers 16 heures. En revanche, un sapeur-pompier a été blessé pendant l’intervention et transporté à l’hôpital de Vesoul, selon le CODIS 70.
Que vont devenir les salariés ?
Environ 30 salariés se retrouvent sans outil de travail après la destruction de l’usine. Le groupe Poulaillon cherche à éviter autant que possible le chômage technique : son fondateur Paul Poulaillon espère faire travailler le personnel quatre jours par semaine en Alsace, sur le site de Wittelsheim. Le maire de Saint-Loup-sur-Semouse souligne l’engagement du propriétaire à maintenir une activité pour ces salariés au sein du groupe.
Connaît-on la cause de l’incendie ?
Non. L’origine du sinistre reste inconnue à ce jour et aucune hypothèse officielle n’a été avancée. Seules la chronologie — départ du feu vers 21 heures, salariés partis en milieu d’après-midi — et la destruction totale du bâtiment sont établies pour l’instant.
Sources : France 3 Bourgogne-Franche-Comté (05/09/2026), ICI Besançon / France Bleu (04/09/2026), L’Est Républicain et DNA (04-05/09/2026), La Presse de Vesoul (05/09/2026).