Procès de l’assassinat de Federico Martín Aramburú : ce qu’il faut savoir avant l’ouverture ce lundi

Le procès de l’assassinat de Federico Martín Aramburú, ancien rugbyman international argentin abattu en pleine rue à Paris le 19 mars 2022, s’ouvre ce lundi 7 septembre devant la cour d’assises de Paris ; le verdict est attendu le 25 septembre. Quatre personnes comparaissent, dont deux militants d’ultradroite jugés pour assassinat et tentative d’assassinat, selon ICI (ex-France Bleu) et franceinfo. Tous restent présumés innocents jusqu’au jugement.

⚡ En bref
  • ▸Trois semaines d’audience, du 7 au 25 septembre, devant la cour d’assises de Paris, quatre ans et demi après les faits.
  • ▸Loïk Le Priol, 32 ans, comparaît pour assassinat — il encourt la réclusion criminelle à perpétuité ; Romain Bouvier, 35 ans, est jugé pour tentative d’assassinat.
  • ▸Deux autres personnes sont renvoyées pour complicité, dont la compagne de Le Priol, soupçonnée d’avoir conduit le véhicule la nuit des faits.
  • ▸La victime, Federico Martín Aramburú, 42 ans, international argentin passé par le Biarritz Olympique, avait été touchée par cinq balles après une altercation de bar à Saint-Germain-des-Prés.
7 → 25 sept.
durée prévue du procès devant la cour d’assises de Paris, verdict attendu le vendredi 25 septembre
4
accusés renvoyés devant la cour : assassinat, tentative d’assassinat et complicités (tous présumés innocents)
19 mars 2022
date des faits, vers 6 h 15 du matin, boulevard Saint-Germain à Paris (6e arrondissement)
2005 et 2006
les deux titres de champion de France remportés par Aramburú avec le Biarritz Olympique

Ce qui s’est passé le 19 mars 2022 #

Cette nuit-là, Federico Martín Aramburú dîne puis prend un verre au Mabillon, une brasserie du quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans le 6e arrondissement de Paris. Une altercation éclate avec des clients d’une autre table. Elle se termine dehors, vers 6 h 15 du matin : selon l’accusation résumée par ICI, Romain Bouvier fait feu à deux reprises, puis Loïk Le Priol tire six fois. Touché par cinq balles, l’ancien joueur meurt sur place, devant son hôtel.

L’enquête établit rapidement que les deux hommes gravitent dans l’ultradroite radicale : tous deux sont d’anciens membres du GUD, un groupuscule étudiant violent dissous de fait puis reconstitué à plusieurs reprises depuis les années 1980. Le Priol est aussi un ancien commando marine, décrit au fil de l’instruction comme instable et d’une violence débridée. Il avait été interpellé trois jours après les faits en Hongrie, près de la frontière ukrainienne.

« Le procès devra retracer la provenance des armes et éclairer le fonctionnement des réseaux d’ultradroite fréquentés par les accusés. »

— Synthèse des enjeux de l’audience, d’après ICI (ex-France Bleu)

Qui est jugé, et pour quoi #

Quatre personnes comparaissent devant la cour d’assises, selon franceinfo : Loïk Le Priol, 32 ans, pour assassinat — c’est-à-dire un meurtre avec préméditation, puni de la réclusion criminelle à perpétuité ; Romain Bouvier, 35 ans, ancien étudiant d’Assas, pour tentative d’assassinat ; Lyson Rochemir, compagne de Le Priol, pour complicité — elle est soupçonnée d’avoir conduit la Jeep la nuit des faits ; et Antony Sorrentino, poursuivi pour complicité, recel et modification de preuves.

À lire La Poste : 441 bureaux menacés de fermeture ou transformation d’ici fin 2027

Le principal enjeu des débats est déjà connu : la préméditation. La défense de Le Priol conteste la qualification d’assassinat, estimant que rien ne prouve une intention de tuer arrêtée avant la rencontre fortuite au bar. Si la cour requalifiait les faits en meurtre simple, la peine maximale passerait de la perpétuité à trente ans de réclusion. L’audience devra aussi retracer la provenance des armes et le fonctionnement des réseaux d’ultradroite fréquentés par les accusés. Rappel utile : jusqu’au verdict, tous les accusés bénéficient de la présomption d’innocence.

Aramburú, un nom qui compte dans le rugby #

Pour le grand public, le nom d’Aramburú évoque un fait divers. Pour les amateurs de rugby, il évoque d’abord le grand Biarritz Olympique des années 2000 : trois-quarts polyvalent, capable de jouer centre comme à l’arrière, l’Argentin a participé aux titres de champion de France 2005 et 2006 du club basque. International avec les Pumas, il s’était ensuite installé dans le Sud-Ouest, où il travaillait dans le tourisme sportif et restait une figure appréciée du milieu.

Sa mort avait provoqué une émotion considérable, de Biarritz à Buenos Aires : hommages dans les stades du Top 14, minute d’applaudissements en Argentine, et une communauté du rugby unanime pour saluer un joueur décrit comme chaleureux et fédérateur. Quatre ans et demi plus tard, ce procès est le rendez-vous judiciaire que sa famille et ses anciens coéquipiers attendaient.

Ce qu’il faut suivre pendant ces trois semaines #

Le calendrier prévoit trois semaines d’audience, avec un verdict attendu le vendredi 25 septembre. Les débats devraient s’attarder sur la chronologie précise de la nuit, les images de vidéosurveillance, les expertises balistiques et la personnalité des accusés — dont le parcours de Le Priol entre commandos marine et militantisme radical.

À lire Tempête sur le nord-est des États-Unis : état d’urgence dans le New Jersey, plus de 40 millions de personnes concernées

Au-delà du sort des accusés, le procès sera scruté comme une radiographie de la violence de l’ultradroite : c’est l’un des rares dossiers récents où cette mouvance est jugée aux assises pour un homicide. Nous suivrons l’audience et publierons le verdict fin septembre.

Questions fréquentes #

Quand aura lieu le verdict du procès Aramburú ?

Le procès s’ouvre le lundi 7 septembre 2026 devant la cour d’assises de Paris et doit durer trois semaines. Le verdict est attendu le vendredi 25 septembre 2026, selon ICI et franceinfo.

Que risquent les accusés ?

Loïk Le Priol, jugé pour assassinat (meurtre avec préméditation), encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Romain Bouvier est jugé pour tentative d’assassinat. Deux autres personnes comparaissent pour complicité. Tous sont présumés innocents jusqu’au jugement.

Qui était Federico Martín Aramburú ?

Un international argentin de rugby, trois-quarts polyvalent, double champion de France avec le Biarritz Olympique en 2005 et 2006. Installé dans le Sud-Ouest après sa carrière, il a été tué par balles à Paris le 19 mars 2022, à 42 ans, après une altercation dans un bar de Saint-Germain-des-Prés.

À lire Grève dans les Crous mardi 22 septembre : restos U fermés ? À quoi s’attendre pour les repas à 1 € et les résidences

🎯 À retenir
À partir de ce lundi 7 septembre et jusqu’au 25, la cour d’assises de Paris juge quatre personnes — dont deux militants d’ultradroite, pour assassinat et tentative d’assassinat, tous présumés innocents — pour la mort de Federico Martín Aramburú, double champion de France avec Biarritz, tué par balles à Paris en mars 2022. L’enjeu central des débats : la préméditation.

Partagez votre avis